Les consommateurs européens souhaitent consommer toujours plus de bio et l’Union Européenne leur garantit, à travers des normes biologiques, une certaine qualité des produits portant ce label. Mais quelles sont ces règles et comment s’appliquent-elles en Europe pour la sécurité de tous ?
Brève histoire du bio européen
L’Allemagne étant l’un des pays pionniers de l’écologie, l’agriculture bio y est née, tout naturellement, dans les années vingt. Après la deuxième guerre mondiale, au moment où l’agriculture intensive est à son apogée, certains commencent à s’émouvoir en France de l’utilisation de tant de produits chimiques. Mais ce n’est qu’en 1962 que l’on voit apparaître en France l’AFAB (Association Française pour l’Agriculture Biologique), suivie, au début des années quatre-vingts, des premiers décrets et lois. En 1991, l’Union Européenne met en place un règlement fixant les normes biologiques européennes qui régiront la culture bio, du travail de la terre à la récolte. Enfin, le 1er janvier 2009, de nouvelles normes sont mises en place, mais les agriculteurs français les trouvent trop laxistes.
Quelle norme pour le bio européen ?
La plus grande difficulté rencontrée par le bio est dûe à des règles très variables d’un pays à l’autre, c’est pourquoi un label de l’Union Européenne était nécessaire pour permettre aux consommateurs de savoir exactement ce qu’ils mettent dans leurs assiettes. Ainsi, les principes fondamentaux du “biologique” sont l’absence de pesticides et d’engrais chimiques de synthèse, ainsi que l’interdiction des OGM et des traitements ionisants. De plus, les terres doivent être gérées de façon durable et dans un souci de préservation de la biodiversité. Le respect de ces normes est garanti par le logo Agriculture biologique Européen (différent du logo AB). Ce logo est accompagné de la mention “Union européenne” ou non, mais il n’est pas obligatoire de mentionner le pays. Il peut aussi cohabiter avec des logos nationaux dont les normes sont parfois plus strictes. Toutefois, ces normes annulent les réglementations nationales et elles sont moins exigeantes que ne l’auraient souhaité les acteurs du bio français, en particulier en matière d’élevage avec une tolérance de 0,9% d’OGM.
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